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  <title>Sapientia le Portail de la Liberté de Conscience</title>
  <description><![CDATA[Sapientia est un portail pour la liberté de conscience. Les nouvelles spiritualités stigmatisées comme sectes par des groupes réellement sectaires et soumis à des intérêts privés, s'expriment ici avec intelligence et conviction.]]></description>
  <link>http://www.sapientia-portail.net/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-05-25T10:11:06+02:00</dc:date>
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   <title>Plotin, l'âme pilote du corps</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2009 14:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sapientia</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Citations au fil du temps]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Citation de Plotin, tirée de l'Ennéade I, ouvrage de philosophie rédigé entre 254 et 270 après Jésus-Christ.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sapientia-portail.net/photo/art/default/1306734-1718560.jpg" alt="Plotin, l'âme pilote du corps" title="Plotin, l'âme pilote du corps" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style: italic;">"Supposons l'âme, comme le veut sa nature, placée dans le corps, soit au-dessus de lui, soit en lui, et formant avec lui ce tout qu'on nomme l'animal. Dans ce cas, l'âme, en se servant du corps comme d'un instrument, n'est pas forcée de participer à ses passions, pas plus que les artisans ne participent à ce qu'éprouvent leurs instruments.   </span><br style="font-style: italic;" />  <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Quant aux sensations, il est nécessaire qu'elle les perçoive, puisque, pour se servir de son instrument, il faut qu'elle connaisse, au moyen de la sensation, les modifications que cet instrument peut recevoir du dehors. C'est ainsi que l'âme se sert des yeux pour voir et qu'elle ressent en même temps les maux qui peuvent affecter la vue. Il en est de même pour les autres douleurs, pour toutes les souffrances, et en général pour tout ce qui peut arriver au corps ; il en est de même enfin des appétits, qui naissent du besoin que l'âme a de recourir au ministère du corps.  </span><br style="font-style: italic;" />  <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Comment alors les passions pourront-elles passer du corps dans l'âme ? Le corps peut bien communiquer à un autre corps ses propriétés ; mais comment les communiquera-t-il à l'âme ? C'est comme si on supposait qu'un individu souffre quand un individu tout différent est affecté. En effet, tant que l'on considère l'âme comme le principe qui se sert du corps et le corps comme l'instrument de l'âme, il y a entre eux séparation, cette séparation qui s'opère en donnant à l'âme le pouvoir de se servir du corps comme d'un instrument [c'est-à-dire de lui commander : ce que fait la philosophie]. Mais avant que l'âme fut ainsi séparée du corps par la philosophie, dans quel état se trouvait–elle ? Était–elle mêlée au corps ?  </span><br style="font-style: italic;" />  <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">Si elle y était mêlée, ou elle formait avec lui une espèce de mixtion, ou elle était répandue dans tout le corps, ou elle était une forme inséparable du corps, ou elle était une forme gouvernant le corps&nbsp; comme le pilote gouverne son navire, ou enfin elle était en partie attachée au corps, en partie séparée.   </span><br style="font-style: italic;" />  <br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">J'appelle partie séparée du corps celle qui se sert du corps comme d'un instrument, partie attachée au corps celle qui s'abaisse au rang d'instrument. Or la philosophie élève cette deuxième partie au rang de la première; quant à la première partie, elle la détourne, autant que nos besoins le permettent, du corps dont elle se sert, en sorte qu'elle ne s'en serve pas toujours."</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu menrichis.

Antoine de Saint-Exupéry</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.sapientia-portail.net/Plotin-l-ame-pilote-du-corps_a1082.html</link>
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   <title>Molière, extrait du Malade imaginaire</title>
   <pubDate>Mon, 10 Nov 2008 00:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>sapientia</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Citations au fil du temps]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici un terrible extrait du malade imaginaire. Spécialement dédié à ceux qui voudraient s'opposer à la liberté thérapeutique et imposer un société totalitaire au service d'une médecine tronquée et à but uniquement lucratif. Monsieur Purgon est médecin, Argan est le malade imaginaire. Molière avait déjà percé la supercherie...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sapientia-portail.net/photo/art/default/1103113-1406216.jpg" alt="Molière, extrait du Malade imaginaire" title="Molière, extrait du Malade imaginaire" />
     </div>
     <div>
      MONSIEUR PURGON: Je viens d'apprendre là-bas, à la porte, de jolies nouvelles: qu'on se moque ici de mes ordonnances, et qu'on a fait refus de prendre le remède que j'avais prescrit.   <br />   <br />ARGAN: Monsieur, ce n'est pas.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Voilà une hardiesse bien grande, une étrange rébellion d'un malade contre son médecin.   <br />   <br />TOINETTE: Cela est épouvantable.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Un clystère (1) que j'avais pris plaisir à composer moi-même.   <br />   <br />ARGAN: Ce n'est pas moi.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Inventé et formé dans toutes les règles de l'art.   <br />   <br />TOINETTE: Il a tort.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Et qui devait faire dans des entrailles un effet merveilleux.   <br />   <br />ARGAN: Mon frère.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Le renvoyer avec mépris!   <br />   <br />ARGAN: C'est lui.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: C'est une action exorbitante.   <br />   <br />TOINETTE: Cela est vrai.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Un attentat énorme contre la médecine.   <br />   <br />ARGAN: Il est cause.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Un crime de lèse-Faculté, qui ne se peut assez punir.   <br />   <br />TOINETTE: Vous avez raison.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Je vous déclare que je romps commerce avec vous.   <br />   <br />ARGAN: C'est mon frère.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Que je ne veux plus d'alliance avec vous.   <br />   <br />TOINETTE: Vous ferez bien.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Et que, pour finir toute liaison avec vous, voilà la donation que je faisais à mon neveu, en faveur du mariage.   <br />   <br />ARGAN: C'est mon frère qui a fait tout le mal.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Mépriser mon clystère!   <br />   <br />ARGAN: Faites-le venir, je m'en vais le prendre.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Je vous aurais tiré d'affaire avant qu'il fût peu.   <br />   <br />TOINETTE: Il ne le mérite pas.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: J'allais nettoyer votre corps et en évacuer entièrement les mauvaises humeurs.   <br />   <br />ARGAN: Ah, mon frère!   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Et je ne voulais plus qu'une douzaine de médecines, pour vuider le fond du sac.   <br />   <br />TOINETTE: Il est indigne de vos soins.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Mais puisque vous n'avez pas voulu guérir par mes mains,   <br />   <br />ARGAN: Ce n'est pas ma faute.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Puisque vous vous êtes soustrait de l'obéissance que l'on doit à son médecin,   <br />   <br />TOINETTE: Cela crie vengeance.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Puisque vous vous êtes déclaré rebelle aux remèdes que je vous ordonnais,   <br />   <br />ARGAN: Hé! point du tout.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: J'ai à vous dire que je vous abandonne à votre mauvaise constitution, à l'intempérie de vos entrailles, à la corruption de votre sang, à l'âcreté de votre bile et à la féculence de vos humeurs.   <br />   <br />TOINETTE: C'est fort bien fait.   <br />   <br />ARGAN: Mon Dieu!   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Et je veux qu'avant qu'il soit quatre jours, vous deveniez dans un état incurable.   <br />   <br />ARGAN: Ah, miséricorde!   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Que vous tombiez dans la bradypepsie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: De la bradypepsie dans la dyspepsie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: De la dyspepsie dans l'apepsie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: De l'apepsie dans la lienterie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: De la lienterie dans la dyssenterie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: De la dyssenterie dans l'hydropisie,   <br />   <br />ARGAN: Monsieur Purgon.   <br />   <br />MONSIEUR PURGON: Et de l'hydropisie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie."   <br />   <br /><span style="font-weight: bold;">Molière, </span><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Le Malade Imaginaire</span>  <br />  <br /><span style="font-style: italic;">(1) Un clystère est le nom que l'on donnait aux lavements, pratique qui consistait à enfoncer dans l'orifice annal du patient une énorme seringue d'étain (clystère) pour y injecter avec force un liquide.</span><br style="font-style: italic;" />   <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu menrichis.

Antoine de Saint-Exupéry</div>
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