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Témoins de Jéhovah : le Ministère du budget répond à Jean-Pierre BrardSuite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme pour atteinte à la liberté religieuse à l'encontre des Témoins de Jéhovah, Jean-Pierre Brard avait posé une question (jugée "d'espèce" dans la réponse du ministère) pour que la France aille s'enferrer dans un appel de cette décision. Voici la question, et la réponse du Ministre :Question publiée au JO le : 27/09/2011 page : 10197M. Jean-Pierre Brard interroge Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les suites données à l'arrêt, non définitif, prononcé le 30 juin 2011 par la cinquième section de la Cour européenne des droits de l'Homme siégeant en chambre, dans l'affaire « Association les Témoins de Jéhovah c. France » (requête n° 8916-05). Selon l'arrêt de la Cour européenne, la France aurait violé l'article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l'Homme. Dans son arrêt, la Cour souligne ainsi que le redressement portant sur un montant équivalant à 22 920 392 euros à titre principal et 22 418 484,84 euros au titre des pénalités et intérêts de retard qui lui a été notifié le 14 mai 1998 (ce montant s'élèverait à ce jour à environ 57 millions d'euros compte tenu des intérêts de retard qui s'y sont ajoutés depuis) par l'administration fiscale française pour non-déclaration de dons reçus de fidèles, constituerait « une ingérence dans le droit de l'association requérante à la liberté de religion ». Les tribunaux français, en l'occurrence le TGI de Nanterre (04 juillet 2000) et la cour d'appel de Versailles) ont estimé tour à tour qu'en présentant sa comptabilité à l'administration fiscale à l'occasion de la vérification dont elle faisait l'objet, la requérante avait révélé au sens de l'article 795-10 du CGI, les dons manuels reçus, l'association était tenue de les déclarer dans le mois. La Cour européenne semble, de fait, considérer la taxation fiscale française comme une ingérence arbitraire de l'État, comme une atteinte à l'acte cultuel lui-même, alors même que les offrandes visées par la taxation ne font pas, du moins peut-on l'espérer, partie intégrante du culte et que les sommes réclamées ne mettent aucunement l'existence des Témoins de Jéhovah en péril quoiqu'en disent ces derniers. Cette décision est un véritable blanc-seing donné à cette organisation pour contourner notre loi fiscale nationale. L'arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme pouvant encore, jusqu'au 30 septembre 2011, faire l'objet d'un renvoi devant la grande chambre de la Cour par l'une ou l'autre des parties, il lui demande quelles suites elle souhaite donner à cet arrêt.Dimanche 5 Février 2012
Jean Langlais
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Toujours pas de problèmes de sectes... à la commission d'enquête.