Or il s’agit d’une interprétation on ne peut plus farfelue du sondage IPSOS. La question était « Vous, personnellement, connaissez-vous dans votre entourage familial, amical ou professionnel une ou plusieurs personnes qui ont été victimes de sectes ? ». A cette question 15% des personnes interrogées répondaient par l’affirmative. Ce qui, à l’échelle de la population française, représenterait 9 millions 750 000 personnes. En imaginant que chacune de ces personnes ne côtoient que 100 personnes dans leur vie professionnelle, amicale ou familiale (ce qui est un chiffre largement sous-estimé), alors le chiffre qui ressort de l’analyse (et qui serait celui des personnes « victimes de sectes ») serait de 97 500 personnes sur l’ensemble de la population française, et non plus de 10 millions comme le prétend le Président de la Miviludes.
De plus, en employant le mot « secte », qui n’est défini que par la propagande de la Miviludes elle-même à travers les médias du pays, il suffit qu’une personne appartienne à un mouvement stigmatisé comme « secte » par les médias et la Miviludes pour que la personne interrogée réponde par l’affirmative. Ainsi, si une personne interrogée connaissait, de près ou de loin, un Témoin de Jéhovah, il y a fort à parier qu’elle a répondu « oui » à la question susmentionnée. Même si, à l’instar de la quasi-totalité des Témoins de Jéhovah celui-ci vit parfaitement sa foi sans aucune raison d’être taxée de « victime ». Or il faut ici faire remarquer que les témoins de Jéhovah à eux seuls représentent plus de 250 000 fidèles et sympathisants.
En outre, à la question « Diriez-vous des mouvements sectaires qu'ils sont une menace très importante, assez importante, peu importante ou pas importante du tout pour votre entourage familial et amical ? », seuls 42% répondent considérer que c’est une menace importante. Malgré le battage médiatique organisé par la Miviludes, ce chiffre a considérablement diminué ces dernières années (lors du sondage CSA en 2000, 66% des français répondaient que c’était une menace importante) au point que la grande majorité des français ne croient plus à cette menace. Faut-il rajouter à cette observation le fait que personne ne sait réellement ce qu’il doit entendre par « secte ».
Comme l’a rappelé le Président de la République dans ses vœux aux autorités religieuses de 2011 : « Si telle religion est irrationnellement perçue, chez nous, comme une menace, nous devons combattre cette réaction irrationnelle par la connaissance mutuelle et par la compréhension de l’autre ». Cette phrase peut s’étendre à d’autres confessions que l’Islam.

Les ennemis de la liberté de conscience











Immunité de le Miviludes : lettre ouverte aux parlementaires