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Policiers anti-sectes et faux aveuxQuand la lutte anti-sectes dérive, ça donne le scoop révélé par l'Union du 4 septembre :
Source
"Des policiers convoqués par un juge d'instruction pour être entendus sur la manière dont ils ont mené une série d'interrogatoires, c'est rare. Que ces mêmes policiers finissent par reconnaître avoir inventé des aveux, c'est du jamais vu. C'est pourtant la scène ahurissante qui s'est déroulée le 25 juin dernier dans le bureau d'un juge de Charleville-Mézières : poussés dans leurs derniers retranchements à l'issue d'une interminable confrontation de près de huit heures, deux officiers du prestigieux SRPJ (service régional de police judiciaire) ont admis avoir inventé les aveux de personnes mises en examen qu'ils étaient chargés d'interroger. Les faits, gravissimes, remontent au mois d'avril 2004. Trois éducateurs de la Disa, le service départemental d'aide sociale à l'enfance, sont soupçonnés d'agir, dans leur vie professionnelle, sous l'influence d'une secte. On les suspecte de contrarier le retour de certains enfants dans leurs foyers, d'empêcher parents et enfants de se rencontrer, de refuser des soins aux jeunes placés sous leur responsabilité, de les « soigner » par imposition des mains, etc. L'enquête, confiée au SRPJ de Reims, est très rapidement ébruitée dans la presse. Ce battage médiatique constitue d'ailleurs, on le verra, l'une des « marques de fabrique » des super-flics rémois. Interpellés, les trois éducateurs, un homme et deux femmes d'une cinquantaine d'années, sont placés en garde à vue pendant 48 heures et mis en examen pour « abus de faiblesse sur mineurs, privation de soins, violences morales et non présentation d'enfants ». L'une des deux femmes, appartenant non à une secte mais à un inoffensif mouvement de pensée japonais et considérée comme la « tête pensante » du trio, se retrouve même incarcérée à la prison de Châlons, où elle passera plus de trois mois. Ses deux collègues sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer leur profession. Il est vrai que leurs aveux ne laissent place à aucun doute. Seul problème, ils sont tout simplement bidons… A qui profite le crime ? Cinq ans après en effet, alors que le dossier n'a pas avancé d'un pouce (et pour cause…), les enquêteurs ont donc fini par cracher le morceau : n'ayant rien pu tirer de probant des trois éducateurs, en dépit d'une garde à vue « musclée » (lire ci-dessous), ces deux officiers ont tout bonnement inventé les aveux qu'ils ne parvenaient pas à leur arracher. Ces faux ont eu des conséquences dramatiques. Dans le désordre, on peut citer la vie brisée des trois éducateurs, les espoirs déçus des familles manipulées pour porter plainte afin de tenter d'étayer un dossier vide, ou encore l'ambiance délétère qui régnait parmi les collègues des trois malheureux. Car dans la foulée, la Disa a durant quatre mois fait l'objet d'une enquête fouillée de l'inspection générale des affaires sociales. Cette dernière tentera même d'établir, en vain, qu'un réseau de détournement de fonds sévissait alors au sein du service, dont les responsables auraient allègrement pioché dans la caisse destinée à indemniser les enfants qui leur étaient confiés. Bref, pendant des mois, tout le petit monde de l'aide sociale ardennaise à vécu au rythme d'accusations d'autant plus insupportables qu'elles étaient injustifiées. Reste à savoir si les deux officiers de police judiciaire qui ont commis cet acte ont agi de leur propre initiative, afin de « se faire mousser » sur un dossier hautement médiatique, où s'ils se trouvaient peu ou prou en service commandé, avec obligation de résultats…" Cette affaire montre encore une fois le danger de la campagne contre les nouveaux mouvements religieux orchestrée par la Miviludes et ses associations satellites financées par l'état, l'Unadfi, le CCMM et consorts.
RTL Matin le 4 septembre...
Dimanche 6 Septembre 2009
Sapientia
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