|
|||
|
Liberté de conscience
Religions
Spiritualités diverses
Blogs
Tags
adfi
afssaps
ame
angolagate
antisectes
antisémitisme
autriche
baudoin labrique
brard
burqa
caplc
catherine picard
ccmm
cedh
chine
cicns
citation
commission parlementaire
condamnation
cri du contribuable
deprogramming
didier robert
dieu
diffamation
discrimination
discrimination religieuse
droits de l'homme
dérive sectaire
eglise de scientologie
espagne
europe
falun dafa
falun gong
fecris
fenech
fillon
france
france 2
gabon
georges fenech
grippe A
grippe a
h1n1
industrie pharmaceutique
inquisition
iran
islam
jacques myard
jean-pierre brard
jehovah
justice
jéhovah
laicite
laïcité
liberte de religion
liberté de conscience
liberté de religion
liberté religieuse
liberté thérapeutique
liste noire
marianne
minorités religieuses
miviludes
momagri
mormons
musulmans
myard
nicolas about
onu
osce
pekin
proces
procès
psychiatrie
quebec
rael
raeliens
religion
renseignements généraux
roulet
russia
russie
scientologie
scientologues
sectaire
secte
sectes
spiritualité
subventions
suisse
sénat
tavernier
tdj
temoin de jehovah
temoins de jehovah
temoins de jéhovah
tunisie
unadfi
vaccin
âme humaine
|
Accueil |
Envoyer à un ami |
Version imprimable |
Augmenter la taille du texte |
Diminuer la taille du texte
Les stratégies des groupes religieux minoritaires face à la lutte anti-secte françaiseArticle de Régis Dericquebourg, Maître de Conférences en psychologie sociale à l’université Charles de Gaulle à Lille, sur les défenses des groupes religieux minoritaires face à la campagne anti-secte française. Issu de son blog. Régis Dericquebourg est membre du groupe de sociologie des religions et de la laïcité au CNRS.
Source
La France est probablement, avec la Chine, un des pays qui luttent le plus intensément contre les non-conformismes religieux et, par contagion, contre les nouvelles thérapies et les médecines alternatives soupçonnées d’entraîner les patients vers les sectes. Les attaques n’épargnent pas les universitaires qui travaillent sur ce terrain. Les membres des groupes religieux minoritaires, les médecins alternatifs, les psychothérapeutes subissent des attaques brutales : délations, diffamations, licenciements. Dans les domaines où la concurrence est vive (la formation continue, l’action éducative sur le terrain, les affaires, la vie professionnelle, l’Université), l’arme de la délation sectaire — vraie ou diffamatoire, via la rumeur ou via les ligues anti-sectes — est utilisée. S’y ajoutent les harcèlements administratifs et fiscaux envers les mouvements religieux listés dans le Rapport Guyard-Gest (Les témoins de Jéhovah, le Mandarom, Invitation à la vie, l’Église évangélique de Besançon). Dans l’ensemble, la presse et une large partie des Français trouvent cela normal. Seule la loi About-Picard, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale française6, et qui permettra l’éradication des groupes religieux minoritaires en France, a suscité des indignations car le délit de manipulation mentale (inspiré du délit de plagio) qu’elle instaure sera applicable aux Églises établies et à des organisations profanes. Les groupes religieux minoritaires, longtemps passifs face aux attaques, ont réagi sur trois plans : la communication, le Droit et parfois l’action humanitaire. Les stratégies de relations publiques « La France a peur », formule prononcée par un présentateur de journal télévisé après un crime pédophile, pourrait résumer le message de beaucoup de journalistes à propos des groupes religieux minoritaires. Il est vrai que leur « Bible » est le Rapport d’enquête parlementaire (1996) incluant la quasi-totalité des non conformismes religieux présents en France sous le qualificatif de « sectes dangereuses ». Ces dernières, par l’entremise de porte parole officiels, ont tenté de corriger les aspects négatifs du rapport et, par la suite, ceux de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes qui reprend au plan officiel le discours des ligues antisectes. Souvent en vain car, d’une part, la presse ne les a pas repris, puisqu’aux yeux des journalistes, les groupements religieux minoritaires possèdent, par essence, les défauts qu’on leur attribue et qu’ils mentent. D’autre part, dénoncer des accusations comme celles contenues dans le Rapport est dérisoire car de nouvelles accusations apparaissent sans cesse. Dès que l’une d’elles ne provoque plus l’indignation, une autre la remplace aussitôt. La controverse est infinie car elle épouse les idées du moment. Ainsi pendant l’Année de l’enfance, les sectes ont été accusées de maltraiter les enfants, puis pendant l’Année de la femme, elles ont été accusées de ne pas respecter la parité entre les hommes et les femmes et, pendant l’année des Droits de l’homme, elles ont été accusées de ne pas respecter les Droits de l’homme. Face aux critiques médiatiques, les mouvements religieux ont engagé plusieurs actions de relations publiques. Les témoins de Jéhovah ont distribué en France 12 millions d’exemplaires d’un tract intitulé « Français on vous trompe » pour se défendre (29, 30 et 31 janvier 1999) ; ils ont organisé une exposition itinérante sur la déportation de leurs fidèles dans l’Allemagne nazie, leur historien a publié un ouvrage sur les témoins face à l’hitlérisme ; ils ont fait connaître les résultats d’une enquête commandée à la SOFRES montrant que leurs fidèles sont bien insérés dans la vie sociale (par exemple dans les activités bénévoles) pour rectifier l’image du Témoin replié sur lui-même, interdisant à ses enfants de participer aux loisirs périscolaires et de regarder la télévision. Enfin, ils ont organisé des conférences à l’intention des soignants sur les précautions qui entourent la chirurgie sans transfusion. L’impact sur la presse a été faible sauf en ce qui concerne la déportation mais celle-ci a été minimisée à plusieurs reprises. Les scientologues ont également organisé une exposition itinérante pour donner une image plus positive d’eux-mêmes ainsi que des marches pour la liberté religieuse. Ils envoient également un journal (Éthique et Liberté), qui traite de plus en plus de la liberté religieuse, à soixante mille correspondants. De leur côté, les raëliens ont décidé de porter une étoile jaune avec la mention « membre d’une secte ». Lire la suite... Jeudi 26 Mars 2009
Sapientia
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
Les News
|
|

Les ennemis de la liberté de conscience









Un aumônier Témoin de Jéhovah à Toulouse