Un petit voyage au cœur de la police des esprits aidera chacun à s'en faire une opinion...
Les premiers acteurs de la chasse aux sorcières
En France, quand Yves Champollion, fils d'un médecin de Bretagne, rejoint en 1974 l'Eglise de l'Unification, ses parents bourgeois catholiques s'insurgent contre cette conversion. Ils vont créer la même année à Rennes l'A.D.F.I. (Association de Défense de la Famille et de l'Individu) pour fédérer autour d'eux les plaignants comme eux, avec la collaboration du psychiatre André Badiche.
En 1978, le 'suicide collectif' de 914 adeptes de Jim Jones leader du groupe le 'Temple du peuple' à Jonestown (Guyana) suscite la frayeur et l'indignation générale. Certains soupçonnèrent le docteur Ewen CAMERON père du programme de contrôle mental MK-Ultra ( d'inspiration nazie) d'avoir expérimenté ces techniques sur cette communauté notamment sur Jim Jones à Indianapolis avant que celui-ci ne parte pour la Guyane et que ne s’ensuive le drame...).
Suite à cet horrible massacre fut crée le C.A.N. (Cult Awareness Network: réseau de vigilance sur les cultes), par Cynthia Kisser associée à Ted Patrick. Ayant eu recours au déprogramming, une méthode qui tentait de convaincre les adeptes d'abandonner leurs croyances et leur affiliation aux groupes critiqués, l'association fut mise en liquidation judiciaire en 1996 et Ted Patrick, a purgé une peine de prison pour y avoir participé. Puis en 1979 a été fondée l'A.F.F. (American Family Fondation) appelé depuis 2004 sous le nom d'I.C.S.A. (L'International Cultic Studies Association), par Kay Barney dont la fille était devenue membre de l'Église de l'Unification. Peu après Kay Barney s'associe avec le docteur John G Clark, psychiatre qui collabora avec la CIA pour élaborer le deprogramming, puis avec Margaret Singer et Jolly West. À la suite de ces drames ces courants psychiatriques américains ont forgés un discours alarmiste "antisecte", qui regroupé au sein de structures internationales, vont occuper une place de premier plan. Ces dernieres sont des spécialistes du contrôle mental humain; (hypnose, électrochocs, injection de drogues), des techniques de manipulation des foules, du "déprogramming" qui, par des pratiques diverses et violentes, vise à rétablir la "santé mentale" des individus concernés.
Les thèses défendues par les psychiatres de L'A.F.F. suscitent l'indignation de la psychiatrie américaine qui les considère comme des marginaux [1]. En France, l'A.D.F.I déclare immédiatement son attachement aux théories 'pseudo-scientifiques' des psychiatres du C.A.N et de l'A.F.F. visant à la normalisation de la société qui serait en péril à cause des mouvements sectaires ou des nouvelles religions.
Mais contrairement à leurs homologues américains leurs références ne vont pas se cantonner à ce genre de psychiatrie mais à une vieille tradition ecclésiastique...Cette association va éditer son journal Bulles qui expose des critiques doctrinales et des jugements théologiques sur certains mouvements. Par exemple concernant la Rose-Croix d'Or on y lit que sa doctrine 'n'est pas sans influence sur son comportement social (...) Elle puise son inspiration chez (...) les cathares'. Avis aux hérétiques: la chasse est lancée !
Une volonté de normaliser la société dans 'l'intégrité' mentale Le siège de l'ADFI est très fréquenté par le clergé, par l'abbé Trouslard qui y représente le Vatican, mais aussi par Mgr Vernette, l'abbé Yvon Lemoine, et l'évêque de Tours...). À l'origine, l'A.D.F.I. bénéficiait de locaux gracieusement offerts par une paroisse catholique. L'A.D.F.I. tenta régulièrement d'imposer ses thèses aux autorités publiques, aux médias.... Elle posséda ses entrées dans les Ministères. Par ailleurs, elle fut membre de nombreux organismes : la Commission Consultative Nationale des Droits de l'Homme (rattachée au Premier Ministre en France) ! L'ex-présidente Jeanine Tavernier l'a quitée en dénonçant l'influence des franc-maçons et une chasse aux sorcière. L'association sera connue plus tard sous le nom d'U.N.A.D.F.I.
D'un autre côté, l'écrivain Roger Ikor va fonder le C.C.M.M. (Centre Contre les Manipulation Mentales) en 1981, suite au suicide de son fils à l'âge de 21 ans suspectant une secte professant le régime macrobiotique de l'avoir conduit à la pendaison... Monsieur Ikor fut le secrétaire général d'un groupe de militants qui s'appelle l'Union Rationaliste. Ce qui a fait dire à Joël Labruyère que "la distance entre raison et rationalisme ressemble à celle qui sépare foi et fanatisme." (L'Etat Inquisiteur p148). Le Docteur en psychiatrie Jean Marie Abgrall sera souvent invité sur les plateaux pour promouvoir la sectophobie qui légitimerait que des organismes décident de 'l'intégrité' mental des individus.
De ce courant rationaliste proche de la franc-maçonnerie sortira un certain Alain Vivien qui va tisser son propre réseau. Le premier rapport sur les sectes commandé par Pierre Mauroy en 1982, rédigé en 1983 par Alain Vivien ne sera rendu public qu'en 1985, après avoir interrogé...50 témoins seulement. Le rapport a le mérite de classifier en 3 catégories les mouvements sectaires et s’est bien gardé de donner une définition juridique de la secte. Son rapport discriminatoire fut très critiqué. D'autant plus qu'il ne cachait plus son souhait d'éliminer non seulement les sectes mais aussi les grands ordres religieux qu'il appelait les "sectes qui ont réussies"! Le plan de bataille stratégique qui a polarisé l'opinion publique.
Dès 1992, l'ADFI avait révélé ses plans lors d'une conférence à caractère juridique. Le général de gendarmerie Jean-Pierre Morin qui fut instructeur dans une école militaire, collaborait avec l'ADFI depuis ses origines. Il entreprit d'exposer à ses invités ses théories et son plan. Il expliqua que les membres des "sectes" étaient victimes de "sujétion". Il avait développé cette thèse dans Le viol psychique, un livre qu'il avait écrit en 1978. Dans ce livre, il se présentait comme spécialiste en "psychologie des conflits". Il réussi à créer chez ses interlocuteurs, sinon une paranoïa, du moins une violente réaction contre des mouvements religieux.
Il fallait selon lui combattre les mouvements religieux minoritaires avec les techniques des services secrets. Des fonctionnaires diffuseraient des rapports alarmistes dans les médias afin de créer un climat de peur. À la fin du livre, il proposait une série de contre-mesures radicales. L'une d'entre elles prévoyait "l'interdiction dans la rue et les lieux publics de toutes quêtes au profit d'œuvres charitables quelles qu'elles soient". Il ignorait que la communauté scientifique dans son ensemble avait depuis longtemps discrédité les théories de "manipulation mentale" ou "lavage de cerveau".
Les théories en question étaient trop vagues. Leur principal défaut était qu'elles ne reposaient sur aucune preuve. En 1982 , il écrivit dans son livre Sectarus: "tant qu'il n'y aura pas en France une affaire identique à celle de Guyana [assassinat de 920 personnes], on peut être certain que ce texte [sur les "sectes"] proposé au Parlement n'obtiendra pas l'assentiment des députés et des sénateurs"! En 1993, soit environ un an après cette conférence, M. Morin fut nommé conseiller technique d'un organe de réflexion rattaché au Ministère de l'Intérieur, l'Institut des Hautes Etudes pour la Sécurité Intérieure (IHESI) .
Des drames qui ont transformés et durcis la lutte antisectes Le 19 avril 1993 un autre drame va relancer la machine antisecte. Celui de Waco où le groupe des Davidians conduit par David KORESH est pris d’assaut, par le FBI; bilan: 74 morts. Un sondage du magazine Time d'août 1999 indiquait que 61% des américains étaient persuadés que les forces de l'ordre avaient déclenché l'incendie à la résidence et non les Davidiens comme le dit la version officielle. Le Temple Solaire, ou OTS, est devenu tristement célèbre avec cinq tueries dont les massacres à Cheiry et à Salvan (en Suisse) où 48 membres vont être tués et brûlés de façon mystérieuse le 5 octobre 1994. Par la suite une intense campagne de presse hystérique s'est déchaînée contre toutes les minorités pointées du doigt.
Le mot 'secte' a pris une autre dimension. Dans cette agitation on oublie que la désignation 'secte' est propre au discours religieux et fait référence à l'époque de l'Inquisition où face à la religion dominante, l'Eglise catholique, des églises minoritaires étaient considérées comme déviantes et donc considérées comme des 'sectes' (du mot latin 'séqui' ; suivre, en l'occurrence "suivre un homme dans son opposition à la doctrine officielle'). Ainsi pendant longtemps les différents groupes protestants étaient considérés comme des 'sectes'.
Le défunt journaliste Louis Pauwels a publié dans Le Figaro du 24 octobre 1996 un article sur l'ADFI affirmant qu'"elle catalyse, sinon promeut des attaques contre les groupes spirituels non conformes. J'apprends qu'elle s'inspire d'un courant de la psychiatrie américaine visant à la normalisation de la société par la destruction des nouvelles religions." L'A.D.F.I. deviendra par la suite l'U.N.A.D.F.I. qui est subventionnée par l'état depuis 1996 et présidée par Catherine Picard, une franc-maçonne. Cette hystérie médiatique a occasionnée la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire qui a publiée dans son rapport le 22 décembre 1995 une liste des sectes regroupant 172 associations pour le moins hétéroclites. Bizarrement le lendemain de la parution du rapport, soit le 23 décembre 1995, furent découverts les corps des 16 victimes carbonisés du « suicide collectif » de l'Ordre du temple solaire, dans une clairière du Vercors ce qui contribua à lui donner un retentissement particulier.
Sur les lieux du crime on a retrouvé les preuves de l'utilisation de lance-flamme au phosphore que seule l'armée possède, ce qui accrédite plutôt la thèse du meurtre.
La liste noire : entre ambiguïtés et amalgames voulus Contrairement à ce qu'on dit les Témoins de Jéhovah ne font pas partie des 172 " mouvements à caractère sectaire" recensés par la DCRG et répondant à l'un des critères de dangerosité "[2]. Ils sont seulement considérés parmi les 173 " sectes" retenues dans l'étude indépendamment par les Renseignements Généraux et seulement cités à titre indicatif ! Le rapport est effectivement ambiguë sur ce point, mais de nombreux indices laissent le deviner : D'abord la représentation géographique.
Ensuite, autre erreur; on a laissé supposer que les 173 groupes totaliseraient 160 000 personnes si on ajoute les témoins de Jéhovah ( 130 000 ) laissant entendre que les 172 autres compteraient 30 00 membres ! Or c'est faux! Les 172 groupements totalise déjà 160 000 personnes ce qui avec les Témoins donne un chiffre double: 320 000 ! C'est pourquoi le rapporteur de la commission, Jacques Guyard, a indiqué dans une interview à la suite de la rédaction du rapport : " Cent soixante-dix mouvements nationaux regroupant entre cent cinquante et cent soixante mille personnes (...) ont été recensés. Sans compter les cent trente mille Témoins de Jéhovah. " (Le Monde, 27 décembre 1995). Alors que les deux premières cartes localisent les organisations mères, avec l'ajout des filiales dans la seconde, émanant des 172 sectes, les Témoins de Jéhovah ne sont considérés que dans une troisième carte, seulement à titre indicatif. Enfin le rapport indique que " L'UNADFI a par ailleurs communiqué à la Commission une estimation, pour 1995, du nombre d'adeptes des principales sectes implantées en France. Ce recensement partiel fait apparaître, pour la seule trentaine de sectes citées, qui n'inclut pas les Témoins de Jéhovah, un nombre d'adeptes supérieur à 120.000". Or voici comment on a fabriqué le rapport Gest-Guyard qui a jugé plus 300 000 personnes : * Sur 30 membres seulement 7 députés présents pour voter ce rapport pour une assemblée qui comporte 600 députés! * Aucune investigation judiciaire, aucune étude de terrain sinon la récolte de "plaintes " déposées à l'ADFI depuis 15 ans par...des gendarmes ! * 21 heures d'audition, à huis clos, de 20 personnes, qui souvent sont adversaires les plus acharnées des minorités incriminées * 2 réunions de la Commission en assemblée plénière pour une durée totale de...50 minutes! Les dérives de la techno-inquisition Loin d'accomplir un travail minutieux et exhaustif, la commission s'est très largement inspirée de documents des Renseignements Généraux et de l'IHESI (Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure) rattaché au Ministère de l'Intérieur.
Cette commission n'a pas jugé utile de consulter des experts en sociologie des religions. En conséquence, ses conclusions dénotent une ignorance fondamentale du sujet. Par exemple, alors qu'aucun groupe satanique ou islamiste radical n'est visé, le rapport s'étend longuement sur des groupes chrétiens, hindouistes ou bouddhistes. Aussi bizarrement, on n'y retrouve pas les sacrés clubs des franc-maçons! Bien qu'il n'ait aucune valeur juridique, le rapport a finalement servi de justification à des élus ou des journalistes pour stigmatiser tel ou tel groupe, tel ou tel membre, et prendre des mesures discriminatoires à leur encontre, constituant ainsi de graves injustices.
Pire Geoges Fenech préconise ouvertement d'exlure les parents de leurs responsabilités en laissant à l'Etat la charge de l'éducation morale des enfants! Le rapport d'Alain Gest prétendait que l'inscription des Témoins de Jéhovah sur une liste de sectes se fondait sur une « analyse très complète et très fine » des Renseignements généraux. Or, la Cour administrative d'appel de Paris et le Conseil d'État ont révélé que cette soi-disant analyse est purement laconique (CAA Paris, 1.12.2005 ; Conseil d'État 3.07.2006). Elle « comprend uniquement une fiche de présentation et la liste de leurs lieux de culte ».Le Monde, 20.12.2006. La stratégie du colonel Morin se devait d'être avalisée par l'Assemblée Nationale pour obtenir une crédibilité.
La création d'une commission fut votée à la hâte, alors que la plupart des députés étaient dans leur circonscription. Les membres de cette commission ne firent pas mystère de leurs positions extrémistes, comme Alain Gest et Jean-Pierre Bard. Le dernier réclamait de créer purement et simplement un "délit de secte" ! Suite à ce rapport un Observatoire interministériel est créé en 1996 sous le gouvernement Juppé; puis en 1998, le gouvernement se dote d'un nouvel organisme interministériel, la MILS (Mission Interministériel de Lutte contre les Sectes), présidé par M. Vivien. La loi About-Picard sur la manipulation mentale fut votée en France en juin 2001, mais cette loi très critiquée ne sera jamais appliquée sur les groupes visés. En 2002 M.Vivien dut se résoudre à démissionner après avoir été sévèrement critiqué par les institutions internationales des droits de l'homme, ayant causé un embarras considérable pour le gouvernement de son pays et après avoir été mis en cause dans de faramineuses dépenses lors de ses voyages. Le Ministre de l'Intérieur de l'époque, M. Nicolas Sarkozy le critiqua aussi pour avoir causé une polémique contre-productive et embarrassante.
La MILS deviendra plus tard la MIVILUDES. Cet organisme produit dès lors ses propres études, qui sont fréquemment confondues avec les rapports parlementaires en ne s'appuyant sur aucunes expertises sérieuses. Contrairement à ce qui se passe aux Etats-unis où les droits humains fondamentaux sont plus respectés, la MIVILUDES ne cherche aucun dialogue avec ceux qu'elle doit "surveiller" mais par contre va uniquement se baser sur des témoignages à charge de victimes qui se sont constitués en associations composées essentiellement d'anciens membres des minorités visées.
Par exemple l'association Prévensectes présidée parXavier-Martin Dupont va jusqu'à donner son numero de portable sur son site; c'est dire le danger que représente les soit disant "sectes" pour son "intégrité physique" ! Une police de la pensée vers des sociétés oppressives ? Le 15 juillet 2009, Georges Fenech président de la MIVILUDES a reçu, dans les locaux de la Miviludes, une délégation, de l’ambassade de Chine. Dans le même temps, Mme Catherine Picard, déclarait à la chaîne CBN News avoir rencontré le responsable chinois des affaires religieuses. Il étudiait la possibilité de la rédaction d’une loi similaire et basée sur le modèle français! AD.jpgAussi M. Fenech était présent lors du colloque de la Fecris (Fédération antisectes européenne) à Saint Petersbourg. Alexander Dvorkin, (photo ci-contre) vice-président de la Fecris, est un personnage très controversé. Membre du C.D.J. (association antisectes russe) il a été nommé président de la « Commission pour la mise en œuvre d’une expertise d'État sur les sciences religieuses » au département de la Justice. Il est aussi dans cette affaire le représentant de l’Eglise orthodoxe russe. Ses cibles ne sont pas seulement les Témoins de Jéhovah, la Scientologie, la communauté Hare Krishna, le Falun Gong ou l'Eglise de l'Unification.
Il est connu pour ses attaques contre les groupes chrétiens, comme les baptistes, les pentecôtistes et beaucoup d'autres Eglises chrétiennes qui ont connu un développement impressionnant au cours des deux dernières décennies dans l'ère post communiste. La machine est donc lancée: aujourd'hui les petits exercices, et demain les grandes manœuvres! Aux Etats-unis le réseau antisectes n' a pas eu autant de soutien des autorités qu'en France, en Russie ou en Belgique avec le CIAOSN.
Quoiqu'il en soit il tend à se coordonner au delà des frontières .Ce réseau international aux multiples ramifications qui vit pour et par la chasse aux sectes tente de s'approprier le contrôle de 'l'intégrité' mental par le façonnage de l'opinion publique. Pourtant, a-t-on besoin d'un organisme spécifique pour faire appliquer le droit civil et pénal, qui existe déjà pour punir de tels délits ou tel groupe ? D'autant que le phénomène sectaire est loin d'être le problème majeur de la société française.
Et la stigmatisation de certains groupes peut aboutir à des débordements : après la publication par le Parlement, d'une liste des sectes, des salles de prière des Témoins de Jéhovah avaient été brûlées, et certains de leurs membres battus. La police de la pensée a pris le contrôle de l'opinion publique en menaçant les libertés les plus fondamentales. L'histoire l'attestera.
[1] Petites biographies: Ted Patrick : ancien psychologue de l'armée américaine, qui a adopté les méthodes brutales de "déprogramming" pour réinsérer dans le droit chemin les membres des "sectes" (enlèvement, séquestration, violence...). Dr John Clark : Spécialiste du contrôle mental et ancien assistant du Dr Lindemann de la C.I.A. Il a été sanctionné par le Conseil de l'Ordre des Médecins du Massachusetts pour avoir interné de force une personne en raison de ses croyances religieuses. En 1983, il a proposé un plan visant à faire disparaître les "nouvelles religions". Clark dénonce les barrières juridiques des sociétés démocratiques et libérales qui se dressent pour contrarier ses conceptions personnelles. Ses travaux sont souvent cités dans les publications de l'A.D.F.I. Margaret Singer : Elle fut psychologue militaire et eut des problèmes avec la justice américaine, qui considéra que ses rapports de psychiatrie étaient "des jugements de valeurs déguisés sous la forme d'opinion d'expert". Dr Louis West : Il préconisait la stérilisation des Noirs et des Hispano-américains pour lutter contre la criminalité. Il est souvent cité dans les publications de l'A.D.F.I. (ex : Bulles).
[2] Les 172 sectes dangereuses sont supposées répondre à l'un au moins de ces dix critères : la déstabilisation mentale ; le caractère exorbitant des exigences financières ; la rupture induite avec l'environnement d'origine ; les atteintes à l'intégrité physique ; l'embrigadement des enfants ; le discours plus ou moins antisocial ; les troubles à l'ordre public ; l'importance des démêlés judiciaires ; l'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ; les tentatives d'infiltration des pouvoirs publics.

Les ennemis de la liberté de conscience










Livre : France 2012, Inquisition en Bande Organisée