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*Sapientia signifie "intelligence" ou "sagesse" en latin

En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été signée par l'ensemble des pays de l'ONU.

L'article 18 de ladite déclaration stipule :


Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Ce portail est une pierre apportée à l'édifice de ceux qui veulent voir cet article 18 ne pas rester lettre morte dans notre monde, à une époque où le discrédit a été jeté sur nombre de minorités spirituelles par des groupes d'intérêt privés rivés à leurs privilèges.


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Le groupe d'appui technique sur les pratiques non conventionnelles est incompétent.


Article de Sylvie Simon, écrivain et journaliste, paru dans "votre santé" en octobre 2009.


Le groupe d'appui technique sur les pratiques non conventionnelles est incompétent.
Alors que les Suisses viennent d'introduire dans leur Constitution la prise en compte des médecines complémentaires, approuvée par 67% des électeurs, alors que les Français se tournent de plus en plus vers ces médecines, le Pr Didier Houssin, directeur général de la Santé, a décidé la création d'un groupe d'appui technique à visée thérapeutique.

Nous pensions que cette décision d'évaluer les médecines non conventionnelles et leur impact sur la santé publique relevait d'une envie légitime de répondre à la demande des citoyens, mais la lecture du texte et l'énumération des membres du groupe d'appui technique sont édifiantes pour ceux qui ont encore quelques illusions sur l'indépendance de nos pouvoirs de santé.

Outre des représentants de la direction générale de la Santé, de la Sécurité Sociale, de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), de la HAS (Haute Autorité de santé), du Conseil national de l'ordre des médecins, de l'Inserm, de l'Académie nationale de médecine, on trouve un cancérologue, un rhumatologue, un psychiatre, spécialistes qui n'ont de coutume rien à voir avec ces médecines et les attaquent bien trop souvent.

Mais notre surprise augmente considérablement lorsque l'on constate que ce groupe comprendra également un représentant de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes ) composée d'individus obsédés, autoproclamés spécialistes des sectes qu'il voient à tous les coins de rue. Plus inquiétante encore est la présence, dans ce comité, d'un représentant du ministère de la Justice (affaires criminelles et des grâces) qui pourra peut-être sévir à la demande de ces pourfendeurs de ceux qui ne partagent pas leur opinion et doivent donc être « surveillés ».

En revanche, on ne trouve dans cette assemblée, totalement incompétente pour émettre le moindre avis valable sur des médecines dont ils ignorent tout, aucun praticien de l'une de ces médecines « inutiles » et souvent considérées comme « dangereuses » par des béotiens, même pas un homéopathe ou un ostéopathe, spécialistes pourtant reconnus en France.

On se demande où veut en venir notre gouvernement. Est-ce une déclaration de guerre contre la montée ne puissance certaines médecines ? Des praticiens, très compétents mais qui déplaisent au pouvoir, risquent-ils de figurer sur une « liste noire », comme c'est arrivé aux Etats-Unis pour des cinéastes qui osaient critiquer l'intervention américaine au Vietnam et qui ont vu leurs carrières brisées et leurs familles ruinées par un dangereux malade mental qui a sévi pendant des années dans un pays qui se disait, lui aussi, défenseur des libertés ?

Georges Fenech, président de cette secte « antisectaire » va-t-il jouer le même rôle que le sénateur Joseph Mac Carthy qui voyait des communistes partout comme lui voit des sectes partout ?

Il serait temps que les défenseurs des médecines complémentaires osent se révolter et rappeler à leurs représentants politiques une déclaration du Parlement de Rennes, qui date de décembre 1787 mais qui est toujours d'actualité : « les abus tolérés et l'oubli des règles amènent le mépris des lois et le mépris des lois prépare la chute des empires ».

Mercredi 20 Janvier 2010
Sylvie Simon



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