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La Miviludes inquièteLa Miviludes et les orientations de son président Georges Fenech ont été à nouveau remises en question pour leur caractère liberticide.
georges fenech miviludes
C'est le journal Le Monde qui publie le 6 avril 2009 un article intitulé "Lutte contre les sectes : les orientations de Georges Fenech continuent de susciter des craintes ".
Sa volonté de recréer une liste des sectes ayant soulevé des craintes justifiées (liste noire), Georges Fenech se défend : "Ce n'est en aucun cas une liste au sens de celle de 1995 (publiée par une commission d'enquête parlementaire, elle listait 173 mouvements)", précise-t-il pour parer à toute polémique. "Il s'agit de publier la liste des dossiers que nous avons eu à traiter, avec une description des pratiques qui présentent un danger, et en donnant un droit de réponse aux mouvements mis en cause. Notre volonté est de prévenir le public, pas de stigmatiser les organisations." Mais cela ne convainc pas. D'abord parce que Georges Fenech est celui qui a reconnu ne jamais vouloir communiquer avec aucun membres des groupes stigmatisés. Ensuite Le Monde cite l'anthropologue Nathalie Luca, auteur d'Individus et pouvoirs face aux sectes (Armand Colin, 2008) : "Qu'est-ce qui autorise à dénoncer un groupe entier quand les dérives ne concernent que des individus ? Ce procédé n'existe qu'en France. On s'autorise sur les "sectes" ce que l'on s'interdit pour d'autres organisations." Sur la position du Ministère de l'intérieur : "Mêmes réserves au ministère de l'intérieur qui, au nom de "la liberté de conscience", préfère une politique axée sur la répression d'infractions pénales avérées à la stigmatisation de mouvements potentiellement sectaires." "Dans ce dossier, des mouvements évangéliques sont régulièrement montrés du doigt, Claude Baty, le président de la Fédération protestante de France, craint que ce référentiel ne produise des "dérives inacceptables" ; il espère rencontrer le premier ministre dans les prochains jours pour lui faire part de ses inquiétudes. "Si un mouvement transgresse la loi, l'arsenal juridique existant est suffisant pour le poursuivre ; nous n'avons pas besoin de tribunal d'exception", estime-t-il. Le souhait de M. Fenech de créer une "cellule d'intervention mobile" composée de policiers, gendarmes, médecins, psychologues, au sein de la Miviludes, a été jugé peu opportun par le ministère de la justice et rejeté par celui de l'intérieur. Qualifiée de "police des sectes" par ses détracteurs, cette équipe d'experts pourrait désormais être abritée par un ministère." Mercredi 22 Avril 2009
Jean Langlais
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