Sapientia le Portail de la Liberté de Conscience


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*Sapientia signifie "intelligence" ou "sagesse" en latin

En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été signée par l'ensemble des pays de l'ONU.

L'article 18 de ladite déclaration stipule :


Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Ce portail est une pierre apportée à l'édifice de ceux qui veulent voir cet article 18 ne pas rester lettre morte dans notre monde, à une époque où le discrédit a été jeté sur nombre de minorités spirituelles par des groupes d'intérêt privés rivés à leurs privilèges.


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Dans un pays démocratique...


Reçu d'un lecteur aujourd'hui...


Les libertés de pensée, de croyance et d’expression caractérisent, entre autres droits humains, la nature des régimes démocratiques. Assorties de règles communes, ces libertés ne sont conditionnées en temps normal à aucune volonté de discrimination. Elles ne sont pas non plus la manifestation d’une concession octroyée par un pouvoir autocratique. Elles ne sauraient être comparables aux anciennes tolérances accordées d’en haut, comme ce fut le cas des régimes monarchiques qui furent abolis par les révolutions. Inscrits dans la constitution de certains États ou dans de simples textes juridiques, ces droits fondamentaux constituent une loi sacrée.

Cette sauvegarde nécessaire au respect des droits de l’Homme est-elle suffisante ? « Tout pouvoir sans contrepoids, sans entraves, autocratique, mène à l'abus, à la folie » écrivit Balzac. L’expérience nous apprend que, par des jeux d’influences cachées et de campagnes de manipulation, ces vertus démocratiques sont régulièrement violées. Des minorités de conviction sont inquiétées dans des pays même où la loi leur garantit objectivement le droit d’exister, de se manifester et de se propager. Des intérêts individuels et collectifs, animés par des motivations politiques personnelles interprètent la loi, la réécrivent ou cherchent à abolir des articles, en justifiant leurs volonté par la nécessité de protéger l’équilibre de la collectivité qui, selon eux, se trouve en péril. Notons au passage, qu’en général, ces auteurs ne précisent pas ce que doit être l’idéal en termes d’équilibre social.

Qu’ils soient de droite ou de gauche, ces acteurs de l’ombre se posent et agissent à la fois en censeurs et en représentants de la volonté populaire. Ils se prétendent spécialistes des « menaces » qu’exercent à les entendre ces mouvements de pensée. Ils se donnent le droit de juger publiquement de la manière de penser, de croire, de s’alimenter, de se comporter des citoyens, de les traîner en justice du fait qu’ils prônent de se soigner avec des plantes médicinales qu’avec des psychotropes chimiques, qu’ils portent la burqa ou s’adonnent à un culte peu connu. Il est amusant d’imaginer que ces auteurs puissent eux aussi appartenir dans les faits à une minorité de conviction. Après tout sont-ils si nombreux que cela ? Leurs agissements ne portent-ils pas la marque de ce qu’ils reprochent à celles qu’ils condamnent ? Contrairement à celles qu’ils oppriment, la leur se voit accorder par la presse une publicité extraordinaire. Mais les médias sont ce qu’ils sont et, comme l’a écrit un anonyme : « à l’inverse des scientifiques modernes qui sont professionnels dans un domaine et amateurs dans tous les autres, les journalistes sont professionnels dans le superficiel et amateurs dans tous les domaines spécialisés. »

Brève histoire des rumeurs

Il est rare qu’une nouvelle idée ou qu’un nouveau mouvement de pensée ne fasse l’objet d’attaques, parfois virulentes. L’histoire abonde en exemples où savants, artistes et croyants furent inquiétés, dénoncés à la vindicte populaire, dénoncés comme sources de scandale, traînés dans la boue, emprisonnés ou mis au pilori.

Accusé d’impiété envers les dieux et de perversion de la jeunesse, Socrate fut condamné à boire la ciguë. Jésus fut crucifié pour avoir prêché l’existence d’un « royaume » qui n’est pas de ce monde. Son influence grandissante ne semblait pas gêner la puissance de César autant que le pouvoir des notables qui cherchaient à garder leurs privilèges. Deux siècles après sa mort, ses disciples étaient accusés d’outrage aux bonnes mœurs et de se livrer au cannibalisme (ils « mangeaient le corps du Christ »). Leur persécution fut quelquefois féroce.

Galilée, l’un des fondateurs de la mécanique moderne, eut à choisir sous l’Inquisition entre le désaveu public de ses découvertes scientifiques et la détention perpétuelle. Descartes préféra quitter la France pour la Hollande où il serait libre de mener à bien ses spéculations mathématiques et philosophiques. Il est aujourd’hui considéré comme le père de la philosophie moderne et ses équations servent de base au fonctionnement de l’ordinateur. Harvey, médecin anglais, lorsqu’il publia ses découvertes sur la circulation sanguine, reçut des lettres de menaces. On se souvient de la célèbre phrase : « Je préfère avoir tort avec Galien qu’avoir raison avec Harvey !» (Galien fut un médecin grec du IIe siècle qui découvrit le rôle des « humeurs »). Einstein, quand il annonça sa théorie de la relativité, fut tourné en ridicule par la communauté scientifique de son temps et traité de fou. Faut-il poursuivre la liste ?

La Scientologie face à une nouvelle inquisition

Les pires insanités ont été proférées sur la Scientologie. Si une seule partie de ce qui a été dit ou écrit était vraie, elle n’aurait jamais survécu. Personne ne serait resté dans les rangs d’une organisation qui ferait ce dont elle est accusée. Des personnes sont portées à croire tout ce qu’on leur dit, sans vérifier la moindre chose.

Ce climat d’inquisition en France rappelle d’anciennes campagnes orchestrées contre les Cathares, les Protestants, les Juifs… Toutes ces croyances furent taxées d’horribles « sectes ». La vague d’antisémitisme des années 1930 et sous l’Occupation française véhiculait d’infâmes clichés imprimés par une presse raciste et orientée. Le « Juif » grassouillet, au nez crochu, assis sur un monceau de dollars à côté d’un petit gars malingre et victime de « l’affreux Juif » en était un exemple. L’histoire rejoue-t-elle sa partition de fausses notes en véhiculant dans la presse les mêmes accusations ?

Dans un pays démocratique...
Image de propagande national-socialiste parue dans un organe de presse allemand sous le régime hitlérien. Cliché du « juif » riche et pervers sur son sac d’or. Le régime nazi incluait la religion juive dans la catégorie des « sectes ».


Dans un pays démocratique...
Image de propagande française parue dans un site internet consacré aux « sectes ». « Gourou » sur un sac d’or.


Dans un pays démocratique...
Image de propagande national-socialiste parue en février 1930 dans Stürmer, un organe de presse du régime hitlérien. Légende : « Sucés jusqu’à la moelle. » Cette caricature donne l’impression que les juifs vampirisent la vie économique.


Dans un pays démocratique...
Image de propagande française parue dans un site internet consacré aux « sectes » en 2009. Des personnes prises au piège de la toile d’araignée des « sectes ».


Le pilori médiatique de fausses accusations conduit à assimiler l’Église de Scientologie à des clichés datant de l’Allemagne nazie. L’on y trouve les mêmes fantasmes et les mêmes délires. Sans vouloir comparer les victimes de la « lutte antisecte » avec celles de la Shoah, il est curieux de constater que, dans le pays berceau des Droits de l’Homme, l’on retrouve les mêmes assimilations qui ont servi de prémisses à la barbarie. Et nous ne pouvons l’ignorer, toute barbarie a commencé par les outrances et les hurlements d’une presse sectaire, manipulée, aux ordres d’intérêts privés.

Du temps honni de la « question » juive, l’État Français avait créé un commissariat spécial pour régler ce « problème ». C’était le règne de l’obscurantisme, de la délation, des boucs émissaires. On sait à quoi cela a abouti. Aujourd’hui l’État a créé un commissariat aux questions « sectes » : la Miviludes. Son chef, monsieur Fenech, a été condamné pour injure à connotation antisémite dans la revue syndicale qu'il dirigeait. Il a été renvoyé en correctionnelle en 2007 dans le scandale Falcone des ventes d’armes à l’Angola, et son mandat de député a été annulé par le Conseil constitutionnel en 2008 pour violation du code électoral. On aurait pu trouver mieux comme parangon de vertu.

Qu’est-ce que la Scientologie ?

La Scientologie est une religion théiste. Selon Le Robert, le théisme est une « doctrine indépendante de toute religion positive, qui admet l'existence d'un Dieu unique, personnel, distinct du monde mais exerçant une action sur lui. » Cette notion n’est pas courante en France et en Europe et on peut comprendre qu’elle étonne dans les pays dont les religions d’État étaient historiquement d’inspiration catholique.

La Scientologie admet l'existence d'une divinité, sans accepter de religion révélée ni de dogme. À l'inverse des religions d'origine judéo-chrétienne, cette Église n'impose pas à ses membres de dogme établi à propos de Dieu. De même pour toutes ses croyances, la Scientologie ne requiert pas de l'individu qu'il ait une foi quelconque en quoi que ce soit ; c'est plutôt lorsque le niveau de conscience spirituel s'accroît, au fil de la pratique de la Scientologie, que l'individu acquiert sa propre certitude quant à divers aspects de la vie et de la réalité. Il finit par gagner une compréhension personnelle de l'infini, de Dieu et de sa relation avec lui.

La Scientologie est donc une religion dans le sens le plus traditionnel du terme. Elle aide l'Homme à devenir plus conscient de sa propre nature spirituelle et de celle de ses proches. Ses Écritures reconnaissent qu'il existe une dynamique (impulsion ou motivation dans la vie) entièrement dédiée à l'Être suprême (la huitième dynamique). Une autre se consacre uniquement à l'impulsion à exister en tant qu'esprit (la septième dynamique). La reconnaissance de ces aspects de la vie est une caractéristique typiquement religieuse.

Le caractère religieux de la Scientologie est reconnu par des centaines de décisions administratives ou judiciaires à travers le monde et dans de nombreux pays européens, y compris en France. Cette Église est reconnue par les plus hautes instances juridiques aux USA, Suède, Espagne Italie, Portugal, la Nouvelle-Zélande, etc. Elle a été reconnue d’utilité publique en Afrique du Sud. La récente décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme a statué en sa faveur.

La Scientologie est une religion de par ses principes fondamentaux, sa pratique et ses origines, ainsi que d’après la définition même du mot religion. Ouverte aux personnes de toutes confessions. Elle est une voie, un chemin, plutôt qu’une dissertation ou un ensemble de dogmes. Elle traite de l’esprit et non pas seulement du corps ou du mental. Par conséquent, elle se distingue totalement des philosophies matérialistes qui considèrent que l’Homme est le produit de son environnement ou de ses gènes.

L’Église et ses activités n’ont rien de mystérieux. La Scientologie, ses membres ou ses pratiques n’ont rien d’ésotérique. Les dirigeants de l’Église sont en contact direct et fréquent avec les membres du public ; les scientologues travaillent activement à améliorer la société autour d’eux, ils sont très présents, impliqués dans les affaires du monde, toujours disponibles et extrêmement efficaces. Elle partage les mêmes rêves de paix et de salut que les autres religions. Le Credo de l'Église affirme que tous les hommes ont un droit inaliénable d'exercer leurs propres pratiques religieuses.

Les desseins de la Scientologie, pour citer L.Ron Hubbard, sont de créer « une civilisation sans folie, sans criminels et sans guerre, dans laquelle les gens capables puissent prospérer et les gens honnêtes puissent avoir des droits, et dans laquelle l’homme soit libre d’atteindre des sommets plus élevés… ».

Vendredi 4 Septembre 2009
P. Legendre



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