Sapientia le Portail de la Liberté de Conscience


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*Sapientia signifie "intelligence" ou "sagesse" en latin

En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été signée par l'ensemble des pays de l'ONU.

L'article 18 de ladite déclaration stipule :


Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Ce portail est une pierre apportée à l'édifice de ceux qui veulent voir cet article 18 ne pas rester lettre morte dans notre monde, à une époque où le discrédit a été jeté sur nombre de minorités spirituelles par des groupes d'intérêt privés rivés à leurs privilèges.


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Communiqué de Presse du CICNS


"La question des sectes : fiction et réalité", un communiqué du CICNS de ce jour, qu'il est bon de faire circuler.


Communiqué de Presse du CICNS


 
Dans leur réponse à une question parlementaire sur le danger sectaire, les pouvoirs publics précisent (question n° : 25789 issue d'un type particulier de "marronnier" produisant des bogues plusieurs fois par an) : "Les risques de dérives sectaires constituent un motif de préoccupation pour le Gouvernement. Ceux-ci ne relèvent effectivement plus seulement de la sphère religieuse mais se développent également dans des secteurs plus diversifiés concernant l'ensemble du tissu social."
Lorsque dans les années 80, les pouvoirs publics ont entamé "la lutte contre les sectes", les observateurs les plus avisés, notamment universitaires, ont contesté leur action injustifiée et inappropriée dans ses méthodes, au sein d'un Etat de droit.
 
Le gouvernement a redressé le "tir" dans les années 2000 en inaugurant "la lutte contre les dérives sectaires". Les mêmes observateurs ont alors dénoncé des critères de dérives sectaires qui pouvaient s'appliquer à n'importe quel groupe humain et la poursuite de la stigmatisation à l'encontre des minorités spirituelles.
 
Il n'est pas étonnant quelques années plus tard (la lenteur administrative sans doute) d'entendre le gouvernement affirmer que ce qui était reproché aux minorités spirituelles serait en fait une caractéristique de "l'ensemble du tissu social". Le constat n'est cependant fait qu'à moitié puisque la stigmatisation qui accompagne les campagnes antisectes n'est pas reconnue en tant que telle, ni l'absence de démarche de connaissance pour appréhender sérieusement ce qui a été transformé, par le jeu de la langue de bois, en problème de société.
 
La question des sectes est donc mal posée depuis trente ans et son traitement ne peut être que défaillant. Les pouvoirs publics ont répondu à une inquiétude (devant l'apparition de nouveaux choix de vie) qu'il convenait d'analyser à sa juste valeur, en transformant cette inquiétude en peur légitime. Le résultat ne peut être que désastreux. Le feu de broussailles a d'ailleurs échappé au contrôle du pyromane puisque le langage antisecte touche désormais tout "le tissu social". Si l'on s'en tenait à la seule utilisation de la terminologie antisecte (voir un précédent communiqué), le monde politique serait un des secteurs d'investigation prioritaires quant aux dérives sectaires. Si certains prétendus défenseurs de la laïcité avaient quelque bonne "foi", ils constateraient que l'accusation de "secte" est aujourd'hui la version française laïque de la "possession par le diable" utilisée autrefois pour discréditer les "gêneurs" (c'est-à-dire ceux qui ont des idées non orthodoxes).
 
Il n'est pas trop tard pour redresser la barre (et non pas le tir). Le CICNS souhaite que cette rentrée soit l'occasion pour le gouvernement de démontrer un courage politique sur la question des dites sectes et  notre association fera les propositions qui vont dans ce sens.

Mardi 9 Septembre 2008
Sapientia



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