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Communiqué de Presse du CICNS"La question des sectes : fiction et réalité", un communiqué du CICNS de ce jour, qu'il est bon de faire circuler.Dans leur réponse à une question parlementaire sur le danger sectaire, les pouvoirs publics précisent (question n° : 25789 issue d'un type particulier de "marronnier" produisant des bogues plusieurs fois par an) : "Les risques de dérives sectaires constituent un motif de préoccupation pour le Gouvernement. Ceux-ci ne relèvent effectivement plus seulement de la sphère religieuse mais se développent également dans des secteurs plus diversifiés concernant l'ensemble du tissu social." Lorsque dans les années 80, les pouvoirs publics ont entamé "la lutte contre les sectes", les observateurs les plus avisés, notamment universitaires, ont contesté leur action injustifiée et inappropriée dans ses méthodes, au sein d'un Etat de droit. Le gouvernement a redressé le "tir" dans les années 2000 en inaugurant "la lutte contre les dérives sectaires". Les mêmes observateurs ont alors dénoncé des critères de dérives sectaires qui pouvaient s'appliquer à n'importe quel groupe humain et la poursuite de la stigmatisation à l'encontre des minorités spirituelles. Il n'est pas étonnant quelques années plus tard (la lenteur administrative sans doute) d'entendre le gouvernement affirmer que ce qui était reproché aux minorités spirituelles serait en fait une caractéristique de "l'ensemble du tissu social". Le constat n'est cependant fait qu'à moitié puisque la stigmatisation qui accompagne les campagnes antisectes n'est pas reconnue en tant que telle, ni l'absence de démarche de connaissance pour appréhender sérieusement ce qui a été transformé, par le jeu de la langue de bois, en problème de société. La question des sectes est donc mal posée depuis trente ans et son traitement ne peut être que défaillant. Les pouvoirs publics ont répondu à une inquiétude (devant l'apparition de nouveaux choix de vie) qu'il convenait d'analyser à sa juste valeur, en transformant cette inquiétude en peur légitime. Le résultat ne peut être que désastreux. Le feu de broussailles a d'ailleurs échappé au contrôle du pyromane puisque le langage antisecte touche désormais tout "le tissu social". Si l'on s'en tenait à la seule utilisation de la terminologie antisecte (voir un précédent communiqué), le monde politique serait un des secteurs d'investigation prioritaires quant aux dérives sectaires. Si certains prétendus défenseurs de la laïcité avaient quelque bonne "foi", ils constateraient que l'accusation de "secte" est aujourd'hui la version française laïque de la "possession par le diable" utilisée autrefois pour discréditer les "gêneurs" (c'est-à-dire ceux qui ont des idées non orthodoxes). Il n'est pas trop tard pour redresser la barre (et non pas le tir). Le CICNS souhaite que cette rentrée soit l'occasion pour le gouvernement de démontrer un courage politique sur la question des dites sectes et notre association fera les propositions qui vont dans ce sens. Mardi 9 Septembre 2008
Sapientia
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Sapientia cité dans l'Est Républicain