Ci-gît,
Le corps de Benjamin Franklin
Imprimeur,
Semblable à la couverture d'un vieux livre
Aux pages arrachées
Abandonné aux vers
Avec son titre et sa dorure effacés.
L'œuvre ne se perdra pas
Car, comme il le croyait,
Elle reparaîtra encore une fois
Dans une édition nouvelle et plus élégante
Revue et corrigée
par l'Auteur.
Et vers la fin de sa vie, voilà l'extrait d'une de ses lettres :
"Quand je vois que rien n'est annihilé et que pas une goutte d'eau n'est perdue, je ne peux imaginer que les âmes soient annihilées ou croire que Dieu puisse souffrir le gaspillage journalier de millions d'âmes déjà créées qui existent aujourd'hui, et avoir à se donner la peine d'en créer continuellement de nouvelles. Ainsi, me trouvant exister dans le monde, je crois que, d'une façon ou d'une autre, j'existerai toujours ; et malgré tous les tracas que comporte une vie humaine, je n'objecterai pas à une nouvelle édition de la mienne, espérant, cependant, que les errata de la dernière seront corrigés."

Les ennemis de la liberté de conscience











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